Jacques Lamarre + Associés

Semaine québécoise pour un avenir sans tabac

Semaine québécoise pour un avenir sans tabac
19 au 25 janvier 2003

En dépit des avertissements émis tant par Santé et Bien-être social Canada ainsi que par les professionnels de la santé relativement aux coûts du tabagisme et de ses conséquences néfastes sur la santé, de nombreuses personnes ne parviennent pas à cesser de fumer. On estime que 80% des fumeurs voudraient rompre avec leur habitude de consommation et que plus du tiers tentent de le faire chaque année. Cependant, seulement 3% à 7% d’entre eux y arrivent.

Avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le tabac, bon nombre de fumeurs se sentent poussé à faire un choix : arriver à maîtriser cette dépendance puisque de nombreux établissements sont des milieux sans fumée ou « prendre le taureau par les cornes » et tenter de cesser de fumer.

La cessation de fumer est un processus difficile et plus difficile aujourd’hui que cela ne l’était il y a quelques années. En effet, les cigarettes contiennent maintenant des produits qui créent une dépendance plus importante c’est pourquoi une démarche de cessation du tabagisme doit être plus qu’une simple résolution.

Les difficultés que rencontrent les fumeurs dans leur démarche pour cesser de fumer sont nombreuses, mais elles peuvent être anticipées. Ainsi, une bonne connaissance de soi et de ses habitudes de consommation s’avèrent être les meilleurs instruments afin de prévoir les pièges liés aux rechutes et développer des stratégies pour les éviter. En identifiant à quelle catégorie de consommateurs ils appartiennent (fumeurs par habitude, par besoin de manipulation, par besoin de stimulation, pour relaxer, par dépendance, par plaisir ou pour socialiser), les fumeurs augmentent leurs chances de succès.

Dès lors que la cessation du tabagisme est amorcée, les impacts commencent à se manifester, parfois concrètement, parfois de façon imperceptible. Les bénéfices sur la santé sont les premiers à être observés et augmentent considérablement avec la durée de l’abstinence. À cet effet, on estime qu’après quelques semaines de non consommation, la toux, la congestion des sinus, la fatigue et l’essoufflement peuvent diminuer de façon importante. Le niveau d’énergie de l’organisme s’accroît. Au niveau psychologique, l’ex-fumeur peut ressentir une grande satisfaction personnelle et ainsi hausser son estime de soi. Paradoxalement, il peut être en proie à des sentiments de vide et d’anxiété face à la perte d’une « amie fidèle ». Outre le sevrage physique, l’ex-fumeur vivra un « sevrage affectif » qu’on peut qualifier de deuil. Ainsi, refus, colère, négociation et dépression feront place à l’acceptation qui permettra au non-fumeur d’aller de l’avant dans son projet vers une meilleure santé. Les fumeurs doivent donc être bien préparés avant d’entreprendre leur projet, la volonté n’étant pas la seule clé de succès.

Ceux et celles qui vivent une rechute après avoir cessé de fumer pendant un certain temps ont tout intérêt à ne pas considérer cela comme un échec. En effet, rares sont ceux qui cessent « du premier coup ». Chaque tentative est un pas vers la cessation. Il importe surtout de comprendre quels sont les facteurs qui ont conduit à la rechute. Chaque fumeur est différent et la préparation à la cessation doit donc être pensée de façon à tenir compte des particularités personnelles.

Ainsi, certains auront besoin de l’appui de personnes significatives tandis que d’autres devront changer leurs habitudes et leur environnement ou encore bénéficier d’une aide professionnelle telle que le Programme d’aide aux employés. À cet effet, nous avons un programme de cessation de fumer disponible pour les groupes d'employés des organisations qui nous en font la demande. Ce programme permet de mieux outiller les gens face au sevrage de la cigarette en leur procurant de l'information, des trucs ainsi qu'un meilleur soutien.